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Lundi 16 juin 2008
par Kaplan publié dans : My mood, my tune
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Samedi 14 juin 2008

Hier soir, au stade de Berne, la marée était orange. Elle était dans les tribunes, envahies par les supporters vibrionnants des Pays-Bas. Elle était sur la pelouse, où les hommes de Marco Van Basten ont infligé une impitoyable raclée aux Bleus de Raymond Domenech (4-1). De mémoire de supporter, je ne me rappelle pas avoir déjà assisté à une telle déroute de l'Equipe de France. Et pour cause : d'après les experts, la dernière du genre remonterait à 1982 et à une défaite 4-0 face à la Pologne en amical. Ce match qu'il fallait à tout prix gagner s'est finalement soldé par une humiliation à laquelle il n'existe qu'une seule explication : après avoir surclassé les Italiens lundi dernier, les Néerlandais ont surclassé les Français hier. Malgré les énormes lacunes de ses défenseurs et de son gardien, largement coupables sur au moins trois des quatre buts encaissés, l'Equipe de France a fait de son mieux pour tenir la dragée haute à son adversaire. Hélas, les faits sont là : l'adversaire était imprenable. Vive, percutante, physique, technique, tactiquement bien en place et en réussite sur tous les coups, l'Equipe des Pays-Bas est l'une des plus grosses surprises de ce début d'Euro, et fait inévitablement partie des grands favoris pour la victoire finale. Mais le parcours est encore long...

Pour l'Equipe de France, les données sont les suivantes : pour espérer encore se qualifier pour les quarts de finale, il faudra à tout prix battre l'Italie mardi prochain. Dans le même temps, les Roumains ne devront pas battre les Néerlandais. Sachant que ces derniers, d'ores et déjà qualifiés, aligneront certainement une équipe B pour laisser souffler leurs titulaires, il y a de bonnes chances pour que les Roumains réussissent un exploit et pour que Français et Italiens, quelle que soit l'issue de leur duel fratricide, se retrouvent sur le bord de la route. Au-delà de la déception pour les supporters (et pour l'auteur de ces lignes), la déflagration serait colossale à la tête de l'équipe. Nous n'en sommes pas tout à fait là... Mais l'horloge se fait de plus en plus entendre dans le ventre du crocodile.
par Kaplan publié dans : Le match
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Vendredi 13 juin 2008

Jean-Claude Van Damme a ses fans. Je ne parle pas de ceux qui se moquent de ses élucubrations médiatiques et s'envoient les mp3 de ses aphorismes sur les cacahuètes, la drogue ou l'existence de Dieu. Non, il a de vrais fans, authentiques amateurs de films d'action, qui depuis une vingtaine d'années vouent un véritable culte à ce self made man bruxellois qui a fait du grand écart facial et du coup de pied retourné sa marque de fabrique.

Autant l'avouer, je ne fais pas partie de la clique. Depuis que j'ai vu Cyborg sur Canal +, lors d'un après-midi de désoeuvrement adolescent, j'ai plutôt classé l'acteur dans la catégorie des abonnés aux nanars. De fait, malgré un "pic de carrière" au début des années 90 grâce aux inoubliables Universal Soldier, Timecop et Chasse à l'Homme, Van Damme n'a jamais réussi à se départir de son image de star "bis", avec beaucoup de muscles mais pas beaucoup de talent. Ce qui s'est confirmé par la suite, sa filmographie accumulant les actioners banals à petit budget et sa vie privée prenant l'eau de toute part. Néanmoins, au fil des années, Van Damme a progressivement pris une dimension culte, autant grâce aux failles qu'il a laissées paraître (et aux sorties de route qui allaient avec...) que grâce à ses quelques tentatives de rendre du lustre à sa carrière en tournant avec des réalisateurs en vue comme Tsui Hark ou Ringo Lam. Ces derniers temps, l'acteur semble avoir pris la mesure de cette nouvelle dimension, comme en attestent ses tentatives d'autoparodie dans plusieurs publicités ou son apparition clin d'oeil dans un film comme Narco.

JCVD marque en quelque sorte le point culminant de cette prise de conscience et de ce "Van Damme Revival". Un peu à la manière d'un Last Action Hero passé à la moulinette de l'émission Strip-Tease, ce film de Mabrouk El Mechri permet à l'acteur d'incarner son propre rôle, ou plutôt une variation autour de ce que le grand public croit connaître de lui. Carrière en panne, divorce laborieux, compte en banque vide, c'est un Van Damme aux abois que nous découvrons en début de film, qui retourne dans sa Belgique natale pour se ressourcer. Manque de bol, il va se retrouver acteur principal d'une réelle prise d'otage dans un bureau de poste de la banlieue bruxelloise. Le vrai Jean-Claude va-t-il être à la hauteur du Van Damme de cinéma ?

Avec sa narration fragmentée, ses audaces stylistiques (apartés face caméra, film dans le film), ses clins d'oeil anecdotiques et ses arrangements avec la réalité, JCVD brouille les pistes et mélange les genres, alternant moments de comédie pure et instants de mise en abîme troublants, dans lesquels Van Damme semble se mettre à nu pour faire le bilan de sa vie tourmentée. Etonnant. La réalisation est fluide, inventive, et malgré le côté parfois pesant de son image désaturée, le film réussit le pari de mêler ultraréalisme et fantaisie, tout en ajoutant une bonne dose de cet "humour belge" si particulier, dont l'inénarrable François Damiens, en commissaire improbable, est le plus digne représentant. Bref, ce JCVD est un drôle d'OVNI. Si vous êtes aware, vous ne passerez pas à côté.

En salles depuis le 4 juin 2008.
par Kaplan publié dans : Le film
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Jeudi 12 juin 2008
Au risque de tendre une vilaine perche aux amateurs de mauvais jeux de mots, j'avancerai que l'un de mes plus grands plaisirs, c'est d'élargir le cercle de mes connaissances. Rencontrer de nouvelles personnes, entendre de nouveaux sons de cloches, déplacer des frontières, renverser des clichés, s'imprégner d'autres modes de vie, chercher des connivences, éveiller des curiosités, être à l'écoute... C'est ce que j'essaie de faire, dans ma vie privée et autant que possible dans ma vie professionnelle. C'est mon remède contre l'hostilité du monde et les vicissitudes du quotidien. Souvent bien sûr, ces bonnes intentions se heurtent à la méfiance, la paresse et la routine - les miennes, celles des autres. Mais il faut savoir parfois abaisser sa garde, éteindre le GPS qui nous oriente sur les autoroutes de la vie pour emprunter le nez en l'air les chemins de traverse, et peut-être croiser quelqu'un chez qui on va déceler une fraternité possible, ou du moins une complicité, une entente, un partage. Malgré ce que certains voudraient nous faire croire, je suis persuadé que les nouveaux outils du web permettent ces échanges. Les réseaux sociaux, les blogs, les messageries instantanées, tout cela permet de fendre un peu les armures, d'amorcer des liens, de créer des empathies. Le tout, c'est de ne pas s'arrêter là. Car rien ne vaudra jamais le plaisir d'un rire, d'un regard, d'une conversation animée ou feutrée autour d'un verre, d'un bon repas ou au coeur d'une fête endiablée. C'est ainsi que naissent et s'entretiennent aussi les amitiés. Malgré les baisses de régime et les coups de pompe qui surgissent fréquemment dans nos modes de vie citadins, il faut toujours chercher cela : le plaisir de partager, d'être ensemble, de vivre des émotions. C'est en tout cas, mon vrai moteur.

Vous allez dire que je ramène encore tout au football mais je prends cet exemple. Hier soir, j'ai quitté le bureau plus tôt que d'habitude, et j'ai traversé la rue pour assister au match République Tchèque / Portugal au Bistrot de Longchamp, quartier général des Lusitaniens de Paris (enfin, l'un des quartiers généraux... car Paris est la deuxième ville portugaise au monde, à ce qu'on dit), dont je suis un habitué depuis plus d'un an et dont les patrons sont des plus chaleureux. Victoire du Portugal, 3-1 : autour de moi, à chaque but, à chaque instant fort, des cris, des chants, des sauts, de la joie. Des drapeaux qui s'agitent, sans nationalisme bas du front ; des verres qui se vident, sans besoin de se montrer agressif pour autant ; des assiettes d'amuse-gueule qui passent de table en table. L'espace d'un instant, nous n'étions plus dans une rue huppée du XVIème arrondissement, nous étions dans les faubourgs de Lisbonne ou Porto, et moi, j'étais des leurs. J'étais comme la petite mamie qui avait son bandeau Selecçao dans les cheveux et son sifflet à la bouche, j'étais comme le gamin qui avait des étoiles dans les yeux sur le but de Cristiano Ronaldo. C'était une communion fugace, primaire peut-être, mais c'était du bonheur. Après cela, rien de tel pour conclure la journée qu'un tête-à-tête dans l'une de mes cantines italiennes préférées. Un plat de spaghettis à l'encre de seiche, une bouteille de chianti, un tiramisu partagé. Encore des choses simples, mais si belles, si évidentes, qu'elles vous emplissent le coeur et l'âme. Savoir apprécier les joies petites et grandes que ce monde a à offrir, c'est aussi mon vrai moteur.

Voilà, c'était l'instant "peace & love" offert par le Blog de Kaplan. On se quitte en musique pour rester dans le mood.


Découvrez Belle and Sebastian!

par Kaplan publié dans : Ce que j'en dis...
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Mercredi 11 juin 2008
Un jour si je reçois une récompense (mais c'est peu probable), je ferai un discours comme celui-ci.

John Cleese est vraiment un génie. Et comme je n'ai pas grand chose à écrire aujourd'hui, je lui laisse la parole. C'était il y a vingt ans, durant la cérémonie des BAFTA (l'équivalent britannique des Oscars), et l'ex-Monty Python recevait un prix d'interprétation pour Un Poisson nommé Wanda. Enjoy...

par Kaplan publié dans : Ce que j'en dis...
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Mardi 10 juin 2008
Si cela vous a rappelé quelque chose, c'est normal. L'indigeste Roumanie-France d'hier soir avait comme un air de famille avec l'inaugural France-Suisse de la Coupe du Monde 2006, que les Bleus avaient déjà conclu sur le score décevant de 0-0. A deux années d'écart, le menu était identique : même indigence collective, même inefficacité offensive, même impuissance tactique. Impossible de sortir un joueur du lot tant la partition générale était terne, lente et sans idée. Dur, dur, d'être un supporter de l'Equipe de France et de devoir se taper un match pareil en démarrage d'un Championnat d'Europe !

Il y a deux ans, les Bleus avaient surmonté leurs hésitations premières pour se transcender et parvenir jusqu'en finale. On peut espérer le même scénario aujourd'hui... Sauf qu'en 2006, après la Suisse, les deux autres adversaires en poule de Zidane & Co étaient la Corée du Sud et le Togo. Cette fois, Zidane n'est plus là, et les autres prétendants aux quarts de finale sont les Pays-Bas et l'Italie. Ce n'est pas exactement la même chanson...

Parlons-en, d'ailleurs, des Pays-Bas et de l'Italie ! Hier soir, ils ont été les acteurs de la première grosse surprise de l'Euro, les Oranje de Marco Van Basten infligeant une hallucinante raclée (3-0) aux Azzurri de Roberto Donadoni. Ce qui pose une équation simple : les Néerlandais sont désormais les grands favoris du groupe, ils seront des adversaires coriaces vendredi prochain, et même une victoire face à eux nous condamnerait à un match au couteau contre les Italiens, le mardi suivant. Une fois de plus, Français et Italiens, les meilleurs ennemis du monde, vont se livrer une bataille décisive. Ils le font exprès ou quoi ?
par Kaplan publié dans : Le match
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Lundi 9 juin 2008
par Kaplan publié dans : My mood, my tune
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