Recherche

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Rubriques

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Vendredi 9 mai 2008
Un long week-end qui commence. Trois jours d'un repos que j'espère salutaire. Le besoin de me ressourcer, de retrouver une énergie qui est en train de me quitter ces jours-ci. Trop de coups, trop d'habitudes, trop de compromis, trop d'efforts pour être conciliant, pondéré et avisé alors qu'autour, tout le monde ou presque semble vouloir profiter, tirer la couverture à soi, ménager son intérêt sans chercher celui de la collectivité. Comme si tout était dû et rien ne se méritait, comme si l'on pouvait prendre sans jamais rien donner. En temps normal ça me glisse dessus, et puis parfois, la coupe est pleine. Alors du repos, vraiment.
par Kaplan publié dans : Ce que j'en dis...
ajouter un commentaire commentaires (4)   

Mercredi 7 mai 2008
Chers amis et lecteurs fans de football (oui, oui, je sais que vous êtes nombreux !), oublions un instant les mésaventures du Paris Saint-Germain (qui personnellement, ne m'empêchent pas de dormir... ) et l'Euro qui approche à grands pas (ça par contre...) pour nous concentrer sur ce qui fait vraiment la beauté de ce sport : la publicité (ironie !). Le foot ne serait pas ce qu'il est sans ses gros sous et ses campagnes de communication massives, et à ce petit jeu les grands équipementiers rivalisent d'invention depuis plusieurs années pour appâter le chaland. Dernière preuve en date, la nouvelle pub Nike, redoutable d'efficacité, qui rassemble la crème du football mondial (Cristiano Ronaldo, Cesc Fabregas, Ruud Van Nistelrooy, Ronaldinho, Wayne Rooney, Marco Materazzi, William Gallas, Arsène Wenger et on en passe...) pour nous raconter en deux minutes le parcours éclair d'un champion, tout en vue subjective. Je me fais le plaisir de joindre la vidéo ci-dessous, dans la version diffusée en France - il y a des variantes selon les pays, mais celle-ci est la plus trash. Et un peu de trash de temps à autre, ça ne fait pas de mal, si ?


par Kaplan publié dans : Le match
ajouter un commentaire commentaires (1)   

Mardi 6 mai 2008
Je viens de lire coup sur coup deux livres totalement différents. Par leur forme, leur style, leur époque et leur auteur. Mais entre lesquels j'ai tissé comme un fil rouge. Le premier, c'est un roman américain de John Fante, offert par un ami pour mon anniversaire (merci JC !), le second est un essai érotique de la poétesse syrienne Salwa Al Neimi, que j'ai pu lire en épreuve. Le premier a été écrit dans les années 30, le second vient de sortir. A priori, rien à voir.

La Route de Los Angeles est considéré comme le premier roman de John Fante, et pourtant il n'a été publié qu'après sa mort, bien après ses succès Mon Chien Stupide et Demande à la Poussière - le seul que j'avais lu auparavant. On y rencontre pour la première fois l'alter ego de l'auteur, Arturo Bandini, dans un récit qui comporte à n'en pas douter bon nombre d'éléments autobiographiques. Jeune italo-américain aspirant à devenir écrivain, Bandini vit avec une mère fatiguée et une soeur bigote, lit Nietzsche à la bibliothèque et des magazines coquins en cachette, se réclame de l'internationale communiste et travaille dans une conserverie de poissons. Esprit tourmenté, mythomane et mégalo, capable de se battre avec sa soeur, de se mutiler jusqu'au sang et de descendre des crabes à la carabine pendant une journée entière pour canaliser sa colère, Bandini est un étonnant concentré de frustration. On est constamment partagé entre le rire et l'effroi devant ce personnage hirsute, qui semble à tout moment au bord de la folie furieuse. Au fil du livre (un livre chaotique et charnel, presque précurseur de Bukowski et de Kerouac), on devine surtout chez lui une incroyable frustration, sexuelle bien sûr, mais aussi littéraire. Cet homme abreuvé de livres, ivre de mots, rongé par l'envie d'écrire, est incapable de signer un roman potable, tout comme il est incapable d'adresser la parole à une femme qui ne soit pas sur papier glacé... Jusqu'au dénouement final, où enfin, libéré de son carcan familial et de ses petites obsessions maniaques, Bandini décide de partir. De partir pour Los Angeles et tout recommencer. L'action comme remède à la frustration.

La Preuve par le Miel ressemble à un journal intime mais il pourrait tout aussi bien être un roman. Pas facile de démêler le vécu de la fiction dans cette exploration de l'intimité d'une femme. Salwa Al Neimi lève le voile (sans mauvais jeu de mots) sur la sexualité de la femme arabo-musulmane, et prouve - par la chair et l'esprit - que la volupté est soluble dans la tradition. En nourrissant sa propre expérience des écrits érotiques multicentenaires de la tradition orientale, elle démontre que le plaisir sexuel n'a jamais été contraire aux injonctions religieuses, malgré la lecture abusive que les extrémistes de tout poil voudraient en avoir. Elle avance aussi, à sa façon, que cette vie terrestre, quelle que soit la spiritualité que l'on adopte, est la seule que nous sommes sûrs de tenir dans nos mains, et qu'elle s'écoule comme du sable entre nos doigts. L'affirmation du fait que nous sommes des êtres de chair et de sang, des êtres de pulsions et de désirs, des êtres qui peuvent jouir, séduire et tromper, voilà qui n'a rien d'exceptionnel... L'originalité vient du fait que c'est une femme syrienne qui s'aventure sur ce terrain. Elle le fait sans impudeur, mais sans rien masquer de sa sensualité. Elle le fait aussi en se référant au monde dont elle est issue, et surtout, surtout, en se référant aux auteurs d'un temps révolu qui avaient des idées d'avant-garde - une façon de désamorcer les attaques avant qu'elles soient portées. Cela ne va pas sans quelques clichés orientalistes, hammam et jasmin, mais cela a le mérite de bousculer pas mal de convenances, ici comme ailleurs. Finalement, avec ses accents gentiment libertins, La Preuve par le Miel ne m'aura pas tellement remué, mais je crois savoir qu'elle en a remué plus d'un, et dans le bon sens du terme. Les révolutions se font parfois à petite échelle...

Finalement, en lisant ces deux livres dans la foulée, j'ai réalisé, une fois de plus, à quel point le désir est le moteur de l'écriture. Le désir assouvi ou le désir frustré, l'énergie contenue ou l'énergie déployée - c'est là le meilleur carburant. La douleur ou la volupté, le manque ou le trop-plein, la rupture ou le porte-à-faux. Diluer ses frustrations, ou revendiquer ses transgressions. Ruer dans les brancards par les actes et les mots, ou se laisser simplement porter par les sens. Bouffer sa vie, la déguster, la digérer, la rater, ou savoir estimer le fait de n'en voir que le menu. Et écrire...
par Kaplan publié dans : Le livre
ajouter un commentaire commentaires (0)   

Lundi 5 mai 2008
par Kaplan publié dans : My mood, my tune
ajouter un commentaire commentaires (0)   

Jeudi 1 mai 2008

Quand j'étais gamin, j'avais un imaginaire plutôt développé où les super-héros occupaient une part assez importante. Mais pas n'importe quels super-héros : ceux des éditions Marvel. Bien sûr, il m'est arrivé de lorgner du côté de Batman ou Superman (les personnages emblématiques du grand rival de Marvel, DC Comics), mais dans l'ensemble c'est pour les héros Marvel que j'ai toujours eu un faible. Je lisais tout : les Strange, les Special Strange, les Titans, les Nova, les Spidey, qui compilaient les aventures des différents personnages créés par Stan Lee, Jack Kirby et les autres. Tous ces vieux magazines sont encore quelque part, dans le grenier de mes parents. Certains doivent être collector aujourd'hui... Mais je m'égare. Pour le petit garçon que j'étais, chaque nouveau numéro était un événement. J'avais mes préférences. Les X-Men d'abord (période John Byrne), mais aussi Daredevil (période Frank Miller) ou encore Iron-Man, l'un des rares personnages Marvel à ne pas avoir de pouvoir - il tirait sa puissance de son génie qui lui avait permis de mettre au point une armure hyper sophistiquée. Depuis, les années ont passé, comme dit la chanson. Je ne lis plus guère de comic books, mais je garde pour les super-héros une nostalgie tenace.

Récemment, les studios hollywoodien ont jeté leur dévolu sur les super-héros Marvel et ont décidé de porter méthodiquement leurs aventures à l'écran. Avec plus ou moins de bonheur : pour un X-Men 2 ou un Spiderman 2 plutôt réussis, la plupart des adaptations ont été des ratages, de pauvres prétextes à des déluges d'effets spéciaux sans queue ni tête. En matière de film de super-héros, tous éditeurs confondus, seul Batman peut se targuer d'avoir été vraiment bien traité, par Tim Burton puis par Christopher Nolan (on passera pudiquement sous silence la période Joel Schumacher).

Aujourd'hui vient de sortir sur les écrans ce que je qualifierais de vraie première réussite pour les studios Marvel : Iron-Man. Il s'agit là d'un blockbuster décomplexé, extrêmement fidèle à l'esprit de la B-D originale et utilisant au mieux les outils du cinéma pour la convertir en superproduction d'excellente facture.
La particularité d'Iron-Man, outre celle mentionnée plus haut, c'est qu'il n'est pas un héros malgré lui qui pleurniche sur son sort, à la différence de la plupart de ses collègues. Ce Tony Stark est avant tout un personnage immoral, vendeur d'armes, playboy milliardaire, buveur et cavaleur, qui à la faveur d'une prise de conscience tardive, décide de devenir justicier. Pas parce qu'il y est obligé ou condamné, mais parce qu'il aime ça ! Or le film est à l'image de son héros : totalement débridé, clinquant, tapageur... et vaguement cynique. On trouve en effet, sous le vernis sans reproche de la grosse production américaine (les effets spéciaux sont de toute beauté), un discours à double détente sur l'industrie de l'armement et l'interventionnisme américain. En bref : fabriquer et vendre des armes c'est mal, faire la guerre c'est encore pire, mais c'est toujours bien d'avoir quelqu'un pour faire le sale boulot quand il s'agit de flinguer quelques salopards.

Bref, la morale de l'histoire est loin d'être blanche ou noire. Pour le reste, le film est assez bien construit (trois actes clairs, comme toute origin story qui se respecte, avec une mention spéciale à la fabrication de l'armure qui n'est pas sans rappeler un Batman Begins en plus "bling bling"). Le tout est mené tambour battant, et surtout, surtout, repose en grande partie sur la qualité de la distribution. Robert Downey Jr, l'enfant terrible aux frasques trop bien connues, se glisse dans la peau de Tony Stark comme s'il incarnait son propre rôle. Sardonique et charmeur, trop porté sur la bouteille, il dégaine les répliques aussi vite que ses rayons répulseurs. Autour de lui, Jeff Bridges fait le méchant avec son talent habituel (mais oui enfin, on parle bien de The Dude !), Gwyneth Paltrow est super craquante et Terrence Howard joue les utilités en attendant les prochains épisodes. Bref, cet Iron-Man ouvre en fanfare la saison pré-estivale propice aux grosses machines hollywoodiennes, et elle le fait avec une certaine classe. Si l'on sait passer outre le ridicule inhérent à toute histoire de super-héros, le plaisir est assurément au rendez-vous.

En salles depuis le 30 avril.

par Kaplan publié dans : Le film
ajouter un commentaire commentaires (10)   

Mardi 29 avril 2008
Thomas Ngijol slalome entre les tables, un verre à la main, et monte sur la scène d'un pas sautillant. Il déplace un tabouret, s'excuse rapidement pour son retard, et entre directement dans le vif du sujet en vannant les deux agents de police qui trônent au fond de la salle, tout près du bar. Nous sommes au Comedy Club, samedi dernier. Ancien cinéma reconverti en cabaret par Jamel Debbouze, cette salle à la déco soignée déploie une ambiance plus new-yorkaise que parisienne, avec ses quelques dizaines de tables collées à la scène, où le public peut boire et manger tout en assistant au spectacle.

Ce théâtre, Jamel Debbouze a voulu en faire le tremplin pour une nouvelle génération de comédiens, mais aussi pour un style d'humour qui puise ses origines de l'autre côté de l'Atlantique, le stand up. Pas de sketch bien rodé, pas de mécanique huilée, mais un artiste, seul sur scène, qui commente sa vie, l'actualité, la société, en quasi impro, en dialoguant avec le public, en rebondissant sur chaque réplique. Un exercice délicat, qui demande aisance, bagout et sens constant de la répartie, auquel les Français se sont convertis assez récemment, mais dont les Américains sont familiers depuis longtemps grâce à des figures comme Lenny Bruce, Richard Pryor ou Eddie Murphy.

C'est justement à ce dernier que j'ai pensé en voyant Thomas Ngijol sur scène. Ceux qui ne connaissent d'Eddie Murphy que ses films lourdingues de ces dernières années devraient jeter un oeil sur ses performances sur scène, au début des années 80, quand l'acteur fraîchement débarqué du Saturday Night Live remplissait des salles entières et tapait tous azimuts, sur les blacks, les blancs, les gays, la famille, Elvis ou James Brown, sans se soucier du politiquement correct et sans peur de choquer l'Amérique. Il y a un peu de ça chez Thomas Ngijol : une volonté de briser les habitudes du comique "de génération" (ou que l'on pourrait qualifier "de banlieue") pour se jouer des codes, des clichés communautaires et afin que chacun en prenne pour son grade. Bien sûr, il sait exploiter ses origines camerounaises ou son enfance à Maisons-Alfort pour pointer du doigt une certaine condition des noirs en France, mais il manie aussi l'art du contrepied et de l'inattendu, en enrobant le corrosif d'une bonne dose de charme. Alors, tout n'est pas parfait, certaines vannes tombent à plat, d'autres sont des redites de ses interventions télévisées, mais on devine chez ce jeune artiste une énergie, une intelligence et une liberté de ton qui pourraient bien faire des ravages dans quelques années, quand il sera arrivé "à maturité". En attendant, si vous en avez l'occasion, allez le voir au Comedy Club. A la fin du show, il passe dans la salle, boit un verre et discute avec le public, en toute simplicité. Un vrai bon moment. Pour vous en donner un aperçu, voici une vidéo extraite du Jamel Comedy Club.


par Kaplan publié dans : La sortie
ajouter un commentaire commentaires (2)   

Lundi 28 avril 2008
par Kaplan publié dans : My mood, my tune
ajouter un commentaire commentaires (0)   
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus