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Mercredi 6 mai 2009
Happy Birthday, Mister President. Deux ans au pouvoir. Encore trois avant la fin de son mandat, et sans doute cinq de rab' si la gauche ne se secoue pas. Nicolas Sarkozy, même s'il préfère se lancer dans la campagne européenne à Nîmes, ne peut pas faire l'impasse sur ce "bilan" que les autres politiques et les médias ne vont pas manquer de tirer à sa place.

Je vous invite à lire deux papiers intéressants sur le site du Monde, qui résument à peu près mon impression sur ces "années Sarko" que nous sommes en train de vivre : cet édito et cette chronique. Quant à son bilan qui ne fait guère vibrer les Français pour l'instant (un sondage indique que 67% des personnes interrogées estiment qu'il "n'apporte pas de solutions aux problèmes" du pays), il est détaillé ici, toujours sur le site du Monde.

Pour faire bonne mesure, voyons un peu ce que pensent nos voisins britanniques de notre cher Président. Toujours de mauvaise foi, ces Anglais, même lorsqu'ils écrivent dans le Times ! Plus mesuré, Pierre Moscovici était ce matin l'invité de France Info, et il donnait lui aussi son impression sur ces deux premières années de présidence Sarkozy. Un avis plutôt mesuré, structuré. Pour moi, la meilleure manière de s'opposer.

Mon avis perso ? Vous le connaîtrez dans trois ans. A l'heure du vrai bilan.
Par Kaplan - Publié dans : L'info
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Lundi 4 mai 2009
Par Kaplan - Publié dans : My mood, my tune
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Jeudi 30 avril 2009

Parfois, au restaurant, c'est comme ça. Tout est réuni pour passer une belle soirée : des amis que l'on a plaisir à retrouver, une table consciencieusement réservée par avance à une adresse alléchante que l'on gardait sous le coude depuis longtemps (en l'occurrence, le Châteaubriand, qui avait créé un sacré buzz dès son ouverture en 2007), l'insouciance d'un début de week-end, les contrariétés de la semaine prêtes à s'évaporer dans des volutes alcoolisées. Et pourtant, ça bloque, ça grippe, ça s'enraye. Le diapason détonne, la partition reste en bémol, et l'on sort de là pas totalement déçu, mais en restant sur sa faim - au sens propre comme au figuré.

Récapitulons. On trouve aux commandes de ce néo-bistrot du XIème arrondissement un chef à suivre de près, Inaki Aizpitarte, autant loué pour ses audaces que décrié pour ses... audaces. En effet, lorsqu'on se balade sur différents sites dédiés aux sorties gastronomiques, on constate que le Châteaubriand laisse rarement indifférent. Certains adorent, d'autres détestent, d'autres enfin évoquent la possibilité de tomber sur un "jour avec" ou un "jour sans", le chef jouant beaucoup sur son inspiration du moment. On espérait un jour avec... On n'a pas eu un jour sans, mais on n'a pas eu la révélation attendue.

Corrigeons tout de suite une rumeur trop répandue : le service du Châteaubriand est impeccable. Le personnel est attentif, cordial et conseille bien. En tout cas sur les vins, puisque pour le reste, il n'y a rien à conseiller : menu unique à 45 € pour tout le monde. 45 €, le tarif normal a priori pour un bon bistrot parisien, même si les temps sont durs ! Sauf que... pour ce prix-là, on est en droit d'attendre soit une vraie cuisine de bistrot, c'est-à-dire opulente, voire roborative ; soit des portions plus modestes mais sublimées par un vrai travail sur les produits, une vraie recherche sur les saveurs. Au Châteaubriand, l'autre soir, rien de tout ça. Pour 45 €, nous avons eu des portions minuscules, avec des produits de qualité, certes, soigneusement cuisinés, il faut bien l'admettre, mais accomodés avec une désinvolture qui frôle l'indifférence.

En amuse-bouche, un ramequin de ragoût de calamars et tomate, accompagné d'un petit pain brioché. Savoureux et frais - on se dit alors qu'on va avoir droit à une suite enthousiasmante, une cuisine enlevée. En entrée : asperge et lard de Colonnata. Magnifique ! J'adore l'asperge, et je rêvais depuis longtemps de goûter ce fameux lard italien conservé dans du marbre. Verdict : une asperge, une seule asperge, belle, croquante mais désespérément seule, accompagnée de quatre lamelles de lard fines comme du papier à cigarette. Voilà peut-être le genre d'entrée bobo-bio qui épate le parigot, mais en ce qui me concerne, ça me laisse autant de marbre que les portions de lard qui ont dû se perdre en route entre l'Italie et ici. On enchaîne avec le poisson : pavé de lieu jaune, accompagné de quelques petits pois, d'une asperge (sans doute une rescapée des entrées...) et d'une petite sauce à base de cresson. Encore une fois, rien à redire sur les produits, ni sur la cuisson. Mais même en savourant chaque bouchée pour donner au plat toute ses chances de nous emballer, rien ne se passe, cela reste neutre, sans caractère. La suite nous le confirme : cannette rôtie, accompagnée de deux feuilles de carmine, quatre dés de betterave, deux quartiers d'agrumes et d'une légère sauce de betterave. Cuisson parfaite de la cannette, viande savoureuse et fondante, mais quelle garniture ! Déjà, le coup du sucré avec le canard, je commence à en avoir un peu soupé (la soupe au canard, ahaha) mais surtout on peut attendre quelque chose de plus audacieux au niveau de la combinaison des saveurs. Finalement, la note la plus emballante de ce repas restera le dessert : une glace au Get 27 accompagnée de meringues à l'encre de seiche et au poivre de Sichuan, avec une tuile de chocolat noir parfumée au basilic. Totalement surprenant, et vraiment bon.

Et nous voilà, trois heures après, à battre le pavé parisien, en train de nous demander ce qu'il s'est passé pour nous trouver ainsi délestés de 60 € par personne (comptez un agréable Morgon à 38 € la bouteille...) sans avoir l'impression d'avoir vraiment mangé, mais plutôt d'avoir picoré une cuisine honnête quoique sans élan, une cuisine de tête plus que de coeur, une cuisine un peu diva qui reste dans ses starting blocks. Le Châteaubriand, il fallait l'essayer. Voilà, ça, c'est fait.

129 avenue Parmentier, Paris XI, M° Goncourt. 01 43 57 45 95.
Par Kaplan - Publié dans : Le resto
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Mercredi 29 avril 2009
Après avoir refermé Impardonnables de Phlippe Djian, qui m'a franchement laissé de marbre tant sur la forme que sur le fond (mais je ne suis pas un grand habitué des romans de Djian...), je me suis dit : "bon, y en a marre des romans sur des mecs veufs qui élèvent seuls leurs enfants et qui boivent pour oublier (en gros c'était le troisième d'affilée), je vais me prendre un roman léger et divertissant pour changer !"

Et v'là-t-y pas (oui, réhabilitons le "v'là-t-y pas" dans la blogosphère, et pourquoi pas le "bondla !") que surgit sous mon nez un livre au titre étrange, Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de Patates. Renseignement pris, je découvre qu'il s'agit d'un "roman épistolaire" (aaaaahhhh) écrit à quatre mains (eeeeehhh) par Mary Ann Shaffer, une septuagénaire britannique dont c'était le premier roman mais qui a rejoint la dynastie des Plantagenêt avant de l'avoir terminé (oooohhhhh), et Annie Barrows, sa nièce, auteur jeunesse, qui a eu la lourde tâche de reprendre le flambeau et de terminer l'ouvrage.

Alors, de quoi s'agit-il ? D'un roman épistolaire, donc : à savoir un roman qui se présente comme une suite de lettres échangées entre plusieurs personnages. S'affranchissant des rigueurs structurelles de la fiction traditionnelle, le roman épistolaire permet de multiplier les ellipses, les raccourcis, de varier les tons et les points de vue. Celui-ci se révèle remarquablement construit. Tout commence en janvier 1946, par la correspondance de Juliet Ashton, jeune romancière qui s'est fait connaître durant la guerre, avec son éditeur et confident. A la recherche d'un sujet pour son prochain livre, la jeune femme reçoit un jour un courrier d'un habitant de l'île de Guernesey, amateur de son travail et membre d'un énigmatique "cercle littéraire et d'amateurs de tourtes aux épluchures de patates". De fil en aiguille va se nouer entre Juliet et les membres de ce cercle une relation profonde, cimentée par le goût des livres et les souvenirs de guerre, et mâtinée d'une touche de nonsense toute britannique. Jusqu'à ce qu'elle se décide à se rendre directement sur place pour rencontrer ses correspondants...

Cet aimable roman, douillet comme un cottage et savoureux comme un scone à l'heure du thé, se lit d'une traite, le sourire toujours au bord des lèvres. Son équilibre subtil d'humour, de tendresse et de raffinement à l'anglaise est teinté d'une douce mélancolie, où se laissent deviner les douleurs d'un monde dévasté, les blessures cruelles de la Seconde Guerre mondiale, l'héroïsme des anonymes, l'absence des amis disparus, les sentiments que l'on n'ose s'avouer... C'est un roman avec happy end mais qui n'en pense pas moins : face à la dureté du monde, rien ne vaut d'avoir son île à soi, avec pour compagnons la chaleur des livres, le murmure de la mer et une bande d'amis, fussent-ils gentiment excentriques.
Par Kaplan - Publié dans : Le livre
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Lundi 27 avril 2009

Par Kaplan - Publié dans : My mood, my tune
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Vendredi 24 avril 2009

Snif... je n'irai pas à Cannes cette année. La vie, les opportunités, les projets pro et perso, en ont décidé autrement. Après m'être offert une dose de tapis rouge l'an dernier, je suivrai le déroulement du Festival devant ma télé... enfin, ce que je pourrai en suivre, puisque je pars en voyage du 15 au 24 mai. En attendant... hier a été dévoilée la sélection de cette 62ème édition, qui ne comporte absolument aucune surprise et réunit son éternel cortège de grands habitués (Von Trier, Almodovar, Tarantino, Haneke, Loach, Campion...) Mais il y a dans le lot un certain nombre de titres allechants, j'en conviens. Reste à voir ce qu'en fera le jury présidé par Isabelle Huppert.

En dévoilant sa sélection, Gilles Jacob s'est fendu d'un discours assez intéressant sur le présent et l'avenir du cinéma, que vous pouvez découvrir ici en anglais. Alors qu'on a un peu tendance à concentrer tous les débats sur l'économie du 7ème art et la menace du téléchargement illégal, le vieux sage élargit le débat. Pas en politique, pas en militant : en cinéphile.

EDIT : rien à voir avec Cannes mais je viens de lire cette tribune très pertinente sur le "racisme en creux" qui sévit à Hollywood. L'article se focalise sur le tournage du nouveau Shyamalan (l'adaptation du dessin-animé Avatar) et sur le statut des comédiens asiatiques dans le cinéma américain. Un débat bien évidemment transposable sous nos latitudes...
Par Kaplan - Publié dans : Le film
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Jeudi 23 avril 2009
... alors je me suis inscrit sur Twitter hier. Voilà, c'est dit. Je ne suis pas certain de bien comprendre à quoi ça sert, alors que je passe déjà beaucoup trop de temps sur Facebook à faire des tests à la con et à écrire des idioties sur mon wall (et parfois celui des autres). Mais voilà, dans un moment de désoeuvrement, j'ai craqué et j'ai rejoint cet autre avatar des réseaux sociaux en ligne...

Je suis faible, je sais. M'inscrire sur un truc où l'on raconte juste ce qu'on est en train de faire... Là par exemple vous croyez qu'au lieu d'écrire sur mon blog je devrais être en train d'écrire sur Twitter que je suis en train d'écrire sur mon blog ? Bon, je m'y perds. Ce que je vois surtout comme intérêt là-dedans pour l'instant, c'est que ça me permet de suivre les activités des personnes (notamment des blogueurs et blogueuses) qui m'intéressent. Après, qui m'aime me suive...

http://twitter.com/Mat_Doumenge
Par Kaplan - Publié dans : Ce que j'en dis...
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