Recherche

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Rubriques

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Jeudi 24 avril 2008
Découvert sur le blog (très sympathique) Une Russe à Paris, le widget ci-dessous vous permet de tester vos connaissances géographiques. Un petit jeu un peu speed mais très amusant, qui me permet au passage de maintenir ce blog sous assistance respiratoire en cette période de creux. Pour ma part le test s'est bien passé jusqu'au niveau "hard" des villes du monde, où je n'ai pas été très brillant... Bref j'ai plafonné à 360 000 et quelques points. Il y a encore du boulot (EDIT : 595 000 points, 12ème niveau, c'est mon record). Et vous, vous vous repérez bien sur une mappemonde ?


brought to you by TravelPod, the Web's Original Travel Blog ( A TripAdvisor Media Network partner ) 

par Kaplan publié dans : Ce que j'en dis...
ajouter un commentaire commentaires (5)   

Mardi 22 avril 2008
L'évolution des médias et l'avenir du journalisme sont décidément des sujets qui me taraudent en ce moment. Aussi bien à titre personnel que professionnel. La crise d'ampleur mondiale que traverse la profession, entre pressions financières, blocages politiques, dérives éthiques et abdications intellectuelles, n'incite pas à un très grand optimisme et ne contrbue pas à redorer le blason des pourvoyeurs d'information.
C'est dans ce contexte tendu que vient de s'ouvrir, à Washington, un musée des médias : un site de sept étages, au budget (coquet) de 450 millions de dollars, entièrement dédié à la gloire du journalisme et évitant soigneusement les sujets qui fâchent, qu'il s'agisse des dérives de l'info ou des problèmes rencontrés par la profession, alors que 15 000 journalistes ont perdu leur emploi durant ces dix dernières années aux USA - entre autres. Une initiative louable a priori, donc, car il est toujours bon de se rappeler que l'accès à l'information est un droit qui a été chèrement acquis et une bataille de tous les jours. Mais une initiative à double tranchant, car elle semble mettre sous vide les vestiges d'une époque révolue, celle d'un journalisme libre, intègre et engagé. A quand le même musée en France ?

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=84922
par Kaplan publié dans : L'info
ajouter un commentaire commentaires (0)   

Lundi 21 avril 2008

par Kaplan publié dans : My mood, my tune
ajouter un commentaire commentaires (0)   

Vendredi 18 avril 2008
J'avais douze ans à peine quand Pierre Desproges est mort - il y a vingt ans exactement, le 18 avril 2008. Et déjà à l'époque, même si je n'étais qu'un petit merdeux qui ne comprenait pas grand chose, je l'aimais. A la faveur d'un environnement familial où les charges d'humour caustique sont un mode d'expression fréquent, j'ai été initié très tôt à la verve desprogienne. Au Tribunal des Flagrants Délires, à Monsieur Cyclopède, puis à ses spectacles, et enfin, à ses livres, du Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des biens nantis à son formidable roman Des femmes qui tombent.
Je peux le dire, Desproges a occupé une place importante dans mon éducation. Dans la croissance de mes zygomatiques, il a joué un rôle fondamental, juste devant les Nuls dont je découvrais, à peu près à la même époque, l'humour absurde... Vingt ans après sa mort, Desproges n'a pas été remplacé. Sa noirceur, son insolence, sa liberté de ton, sa capacité à débiter les pires horreurs avec un éclair de malice dans les yeux et sans se départir de son humanité, n'ont jamais trouvé d'égal. A la différence de beaucoup de satiristes qui essaient aujourd'hui de déverser leur bile sur les scènes et les plateaux télé, Desproges savait enrober sa méchanceté de culture et de tendresse... à moins que ce ne soit l'inverse ? Pour lui rendre hommage, j'ai longtemps hésité. J'ai finalement opté pour l'un de ses réquisitoires des Flagrants Délires, adressé à Daniel Cohn-Bendit (c'est d'actualité). Du pur Desproges : tout le monde en prend pour son grade, le vitriol voisine avec les jeux de mots foireux... Un régal.


par Kaplan publié dans : Ce que j'en dis...
ajouter un commentaire commentaires (0)   

Jeudi 17 avril 2008
ô lumière amicale
ô fraîche source de la lumière
ceux qui n'ont inventé ni la poudre ni la boussole
ceux qui n'ont jamais su dompter la vapeur ni l'électricité
ceux qui n'ont exploré ni les mers ni le ciel
mais ceux sans qui la terre ne serait pas la terre
gibbosité d'autant plus bienfaisante que la terre déserte
davantage la terre
silo où se préserve et mûrit ce que la terre a de plus terre
ma négritude n'est pas une pierre, sa surdité ruée contre la clameur du jour
ma négritude n'est pas une taie d'eau morte sur l'œil mort de la terre
ma négritude n'est ni une tour ni une cathédrale

elle plonge dans la chair rouge du sol
elle plonge dans la chair ardente du ciel
elle troue l'accablement opaque de sa droite patience.

Eia pour le Kaïlcédrat royal !
Eia pour ceux qui n'ont jamais rien inventé
pour ceux qui n'ont jamais rien exploré
pour ceux qui n'ont jamais rien dompté

mais ils s'abandonnent, saisis, à l'essence de toute chose
ignorants des surfaces mais saisis par le mouvement de toute chose
insoucieux de dompter, mais jouant le jeu du monde
véritablement les fils aînés du monde
poreux à tous les souffles du monde
aire fraternelle de tous les souffles du monde
lit sans drain de toutes les eaux du monde
étincelle du feu sacré du monde
chair de la chair du monde palpitant du mouvement même du monde !
Tiède petit matin de vertus ancestrales

Sang ! Sang ! tout notre sang ému par le cœur mâle du soleil
ceux qui savent la féminité de la lune au corps d'huile
l'exaltation réconciliée de l'antilope et de l'étoile
ceux dont la survie chemine en la germination de l'herbe !
Eia parfait cercle du monde et close concordance !

Écoutez le monde blanc
horriblement las de son effort immense
ses articulations rebelles craquer sous les étoiles dures
ses raideurs d'acier bleu transperçant la chair mystique
écoute ses victoires proditoires trompeter ses défaites
écoute aux alibis grandioses son piètre trébuchement
Pitié pour nos vainqueurs omniscients et naïfs !

Aimé Césaire (1913-2008), Cahier d'un retour au pays natal
par Kaplan publié dans : Ce que j'en dis...
ajouter un commentaire commentaires (0)   

Mercredi 16 avril 2008

Je ne crois pas avoir souvent lu de roman aussi désespéré, aussi nihiliste que La Route de Cormac McCarthy. Ce livre résonne comme un glas dans le coeur de celui qui le referme après en avoir parcouru les déchirantes dernières pages. Il a la grâce élégiaque d'une ruine antique et la beauté silencieuse d'un cimetière rongé par les herbes folles.
Sauf qu'ici, d'herbes folles, il n'y a point. Il n'y a que des cendres : celles d'un monde détruit par une catastrophe de grande ampleur, jamais clairement identifiée. Une apocalypse digne de la Bible, dont on suppose qu'elle a été provoquée par la main de l'homme. C'est donc sur une terre morte, aux arbres asséchés, aux cultures ravagées, aux maisons pulvérisées que nous invite l'auteur de No Country For Old Men. Une terre oubliée de Dieu, un purgatoire avant l'heure pour quelques survivants livrés à eux-mêmes, dérivant comme des âmes damnées en quête d'un abri pour se protéger du froid hivernal, et surtout de quelque chose à manger - n'importe quoi, y compris de la chair humaine s'il le faut.

C'est dans ce décor infernal que nous suivons un homme et son fils, rescapés en guenilles poussant un caddie rempli de boîtes de conserves, de couvertures et de breloques en tout genre. Ils suivent une route, ultime vestige de leur civilisation disparue, devant les mener jusqu'à la côte où, peut-être, un espoir de survie leur sera permis. Pas à pas, nous accompagnons leur lent périple, ponctué de nuits noires et froides, de repas frugaux sous la pluie et de moments de terreur pure, quand apparait à l'horizon la menace indicible des hordes cannibales. De villes fantômes en maisons isolées, ils luttent jour après jour contre la mort qui aurait dû les emporter et qui leur a accordé un inexplicable sursis.

Imprégné de symbolisme dantesque, ce roman se lit comme une lente mélopée, entêtante et sourde. Phrases courtes, parfois dénuées de verbes, dialogues minimalistes. Répétition des situations (la quête de nourriture, encore et toujours) et éclats de peur ou de joie : peur d'un homme seul s'approchant sur la route, joie de partager une simple boîte de pèches au sirop. Tout concourt à nous enfoncer dans ce no man's land physique et spirituel, où seul prévaut l'instinct de survie et l'amour unissant un père et son fils - dernière trace d'humanité au milieu du désastre. C'est ce lien d'amour paternel et filial qui fait, évidemment, la grande force du roman, sans oublier l'évident message écologiste murmuré entre les lignes jusqu'au superbe paragraphe final, souvenir d'un monde meilleur à jamais disparu. Lorsque tout l'amour du monde et des hommes aura disparu, lorsque les dernières braises de l'espoir se seront éteintes, il ne restera plus que des cendres. Tout sera gris et froid, à jamais.
par Kaplan publié dans : Le livre
ajouter un commentaire commentaires (0)   

Mardi 15 avril 2008
L'indépendance d'esprit est une denrée en voie de raréfaction. De manière générale, la plupart d'entre nous suivent des modes de pensée et de fonctionnement curieusement similaires, en fonction du milieu d'où l'on vient, de celui dans lequel on évolue, de l'information à laquelle on a accès. A l'heure de la mondialisation, curieusement, la tentation du repli sur des chapelles est plus forte que jamais - que ces chapelles soient religieuses, communautaires, socio-professionnelles, politiques. Je suis de droite, donc je pense comme ça. Je suis de gauche, donc je pense comme ça. Je suis musulman, catho, protestant, juif, donc je pense comme ça. Je suis courtier en bourse, je suis agriculteur, je suis prof, je suis cadre sup, donc je pense comme ça. Je suis supporter de l'OM, donc je pense comme ça.
Bien sûr je force le trait. Mais il me semble que nous vivons à une époque de durcissement des positions, de toute part, qui incite beaucoup de gens à se camper sur des "convictions" que d'autres ont souvent élaborées pour eux au lieu d'essayer, je dis bien essayer, de développer une forme de réflexion personnelle sur le monde qui les entoure.

Ainsi est-il de bon ton aujourd'hui en France, de fustiger les médias, coupables de tous les maux. Taxés il y a encore quelques années d'être trop "politiquement corrects", ils ont été abondamment accusés ensuite de contribuer à la droitisation de la société, puis carrément de servir la soupe à Sarkozy, et on leur reproche en général de formater l'opinion, de faire toujours retentir le même son de cloche. Les médias, toujours coupables d'abrutir les masses, de mal les informer.
C'est de bonne guerre. Je suis assez bien placé pour constater qu'aujourd'hui, contribuer à la fabrication d'un média, quel qu'il soit, oblige à avaler des couleuvres de toutes tailles, à se plier aux pressions diverses des financiers, des annonceurs, du public. La situation est très difficile, et beaucoup de journalistes jettent l'éponge. Parallèlement, on constate que beaucoup d'entre eux (les journalistes) disposent d'une marge de manoeuvre et d'une liberté d'expression tellement étroite qu'ils sont formés dès leurs débuts à suivre une ligne de conduite dont ils s'écartent rarement. Il y a bien un phénomène de masse dans les médias, qui les fait avancer la plupart du temps en troupeaux et les fait parler souvent à l'unisson. C'est vrai des journalistes culturels, c'est vrai des journalistes sportifs, c'esr vrai des journalistes gastronomiques, c'est vrai des journalistes économiques, c'est vrai des journalistes politiques. Les opinions, les angles de vue, les approches des sujets, et jusqu'aux sujets traités, tout cela évolue de manière endémique dans un milieu (ou plutôt un ensemble de micro-milieux) où il est finalement assez rare de voir une tête dépasser.

Je crois, pour ma part, qu'il y a des exceptions : mettre tous les journalistes, mettre tous les médias dans le même sac, c'est nier la possibilité qu'il puisse y avoir une poignée d'individus libres, intègres et consciencieux, qui essaient de bien faire leur travail en dépit des difficultés qui les entourent. Je crois aussi qu'aujourd'hui, notamment grâce à l'avènement des nouvelles technologies, nos contemporains ont la possibilité d'avoir accès à une vaste palette d'information, où il n'est pas toujours facile de faire le tri, certes, mais où il est toujours possible de se forger une opinion qui s'écarte du JT de TF1 ou des colonnes de Métro. Encore faut-il que chacun ait l'envie et la curiosité d'aller chercher cette information de lui-même... Quant aux médias, il n'est jamais trop tard pour amorcer une remise en question et sortir des sentiers battus pour explorer les chemins de traverse.

Pourquoi je parle de ça ? Parce que j'ai été interpellé par une chronique de Jean-François Kahn dans Libé au sujet de l'état des médias. Il y développe une analyse intéressante sur, justement, cette "autocontamination" dont souffrent actuellement la plupart des journalistes français. Mais pas seulement les journalistes, à mon avis. Alors oui, Jean-François Kahn, il est agaçant, mais là, je pense qu'il met le doigt sur quelque chose. Je vous invite à le lire.
par Kaplan publié dans : L'info
ajouter un commentaire commentaires (4)   
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus