Recherche

Calendrier

Juillet 2007
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          
<< < > >>

Rubriques

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Mardi 31 juillet 2007
Quixote.JPG
Il m'aura fallu une semaine pour finalement trouver le temps d'écrire quelques mots sur le Ballet National de Cuba, qui est en représentation exceptionnelle au Grand Palais jusqu'au 2 août. Moi qui ne suis pas vraiment un habitué du ballet (ni de la danse en général, et pas la peine de venir poster des vannes douteuses à ce sujet dans les commentaires...), j'ai énormément apprécié cette soirée que j'ai appréciée avec les yeux du profane. Sur le ballet en lui-même, Don Quichotte, je dirai qu'il ne se singularise pas forcément par une partition exceptionnelle. La musique signée Ludwig Minkus sert surtout de toile de fond à quelques tableaux hispanisants dont le personnage de Cervantès et son fidèle acolyte Sancho Panza sont essentiellement les spectateurs.

On a bien droit aux moulins et à une Rossinante en bois montée sur roulettes, mais pour le reste, ce sont deux jeunes personnages, Kitri et Basilio, qui tiennent le devant de la scène. Magnifiquement interprétés par deux jeunes danseurs, ces deux amoureux se livrent à un chassé croisé qui les amène à croiser une foule d'autres danseurs incarnant diverses figures d'une Espagne mythique, gentilshommes, matadors ou gitans. Des deux danseurs vedettes, c'est incontestablement la belle Viengsay Valdes qui tire son épingle du jeu, mais son bondissant partenaire Romel Frometa n'est pas en reste. A cet égard, le troisième acte est une sorte d'apothéose durant laquelle le duo rivalise de prouesses. J'en suis resté, j'avoue, admiratif, jusqu'à en oublier les décors plutôt "cheap". Mais le décor, finalement, n'est-ce pas l'enceinte du Grand Palais, ce magnifique écrin Belle Epoque dans lequel il assez rare de pouvoir savourer un tel spectacle. Sous son toit de verre, en cette soirée enfin douce au milieu d'un été pourri, tout s'est réuni. L'architecture, la danse, la musique, des artistes venus du bout du monde pour célébrer l'art... C'est si bon de passer une soirée sous le signe du beau. 

Du beau, ils nous en auront donné, Michelangelo Antonioni, Ingmar Bergman, Michel Serrault. Triste hat trick que ces trois disparitions consécutives, qui endeuillent le cinéma pour toujours. Je sais, c'est pas drôle de finir un papier ainsi, mais comment passer sous silence ce qui me touche ? A très vite pour quelques mots sur Bruxelles, Camus, et je l'espère, un beau séjour près des volcans d'Auvergne.
par Kaplan publié dans : La sortie
ajouter un commentaire commentaires (2)   

Jeudi 26 juillet 2007
Temps plutôt nuageux sur le Blog de Kaplan ces derniers jours. Après un week-end ensoleillé mais agité du côté de la Mer du Nord pour cause de mariage arrosé, les perturbations personnelles et professionnelles se sont multipliées en région Île-de-France, ce qui a eu pour conséquence de troubler l'activité sur le blog. Malgré quelques embellies mardi soir (Ballet de Cuba au Grand Palais) et mercredi soir (restaurant marocain en famille), le reste de la semaine s'est trouvé placé sous le signe de la grisaille, due à une fatigue persistante, un emploi du temps surchargé et des tracas mineurs de force 4 (comme le panaché). On espère une véritable embellie dès la semaine prochaine et un anticyclone durable pour tout le mois d'août.

En attendant, toute l'équipe du Blog de Kaplan (c'est-à-dire moi) vous fait de gros bisous et vous conseille instamment d'aller voir le Ballet National de Cuba au Grand Palais (peut-être une chronique à ce sujet la semaine prochaine). Le Blog de Kaplan vous recommande également de manger des yaourts au goût bulgare avec des dattes de Libye, c'est un régime tonifiant en ce moment. En revanche, le Blog de Kaplan vous déconseille de suivre le Tour de France, sinon vous risquez d'uriner des spaghetti. Ce week-end cap sur Bruxelles, vive la bière, vive les frites et vive le Roi.
par Kaplan publié dans : Ce que j'en dis...
ajouter un commentaire commentaires (0)   

Mardi 17 juillet 2007
Je regrette vraiment de ne pas avoir pu prendre moi-même de cliché pour illustrer cet article, alors vous allez devoir me croire sur parole, et vous contenter d'une photo de Django Reinhardt. Pourquoi Django ? Vous allez comprendre.

J'aimerais parler d'un restaurant pour lequel j'ai eu un vrai coup de coeur, bien que mon discernement ait pu être obscurci par les circonstances. Vous savez, parfois, notre jugement peut être un peu déformé à cause d'un besoin inassouvi. Or il se trouve que j'avais un énorme besoin d'été, un besoin de douceur du soir et de terrasse, un besoin de vin frais et de nonchalance.

J'ai trouvé tout ça, et plus encore il me semble, dans un petit resto devant lequel j'avais dû passer 500 fois auparavant. Et pour cause, il est à deux pas de chez moi. Il s'appelle Uîtr, et se trouve place Falguière, au calme, planqué dans le XVème. C'est un restaurant spécialisé dans le poisson, les crustacés et les coquillages, et c'est une petite merveille pour les soirs d'été. Déco légèrement marine sans en rajouter, avec de grandes tables en bois qui invitent à poser les coudes, deux salles vastes et chaleureuses où l'on se sent libre de prendre ses aises, et surtout une terrasse couverte qui ressemble à une bulle hors du temps, un cordon sanitaire contre les petites impuretés qui se déposent . Et en plus, le service est absolument charmant. Du bonheur. Vendredi soir, c'était enfin l'été à Paris, il faisait beau et chaud, et après une semaine de #@*%§, c'était exactement ce qu'il me fallait. Je ne sais pas par quel miracle mon "temps de cerveau disponible" m'a suggéré d'aller là, mais bien m'en a pris.

Nous voilà donc, par ce beau soir d'été, attablés à trois, et là surprise, il y a un concert de jazz manouche. Quatre musiciens qui nous jouent les standards de Django (d'où la photo), de Grappelli et consorts. Déjà, je me sens bien. La serveuse nous apprend que c'est une fois par mois qu'il y a un concert de jazz dans le restaurant, et à cette occasion, l'établissement propose un menu unique. Dommage, me dis-je, car l'offre de produits de la mer en temps normal a l'air splendide. Mais tant mieux pour le jazz.
Menu unique, donc. Je me régale de bulots servis avec une sauce tartare (maison) tandis que mes camarades se partagent un assortiment d'huîtres, crevettes, langoustines, bulots. Tout est extra frais, jusqu'à la mayonnaise. En plats de résistance, nous avons des moules marinières, parfaites en plein coeur de la saison, servies avec des frites (maison toujours) ; une dorade grillée, en toute simplicité ; je prens un tournedos d'espadon, grillé sur bacon et farci de feuilles de sauge, servi sur des petites carottes et des petits navets. Un pur délice, je dois le dire, sans doute la meilleure cuisson d'espadon qu'il m'ait été donné de goûter, qui plus est célébrée par les fiançailles de la sauge et du bacon. Délicieux, vraiment. Là-dessus, la bouteille de Picpoul n'ayant pas fait long feu, nous reprenons un pichet. De la place pour un dessert ? Non, mais on va faire comme si. Marquise au chocolat très forte en chocolat, parfaite pour les cacao addicts - et je sais qu'ils sont nombreux - contre clafoutis aux cerises (pléonasme) servi dans un petit ramequin. C'est encore frais, encore fait maison, avec de belles cerises toutes chaudes qui viennent exploser sur votre palais. Pendant ce temps, les épigones de Django font swinguer l'air du soir. On n'a pas envie de quitter les lieux. Nous partirons bons derniers de ce bastion du plaisir, délestés de 45 euros par personne (entrée, plat, dessert, vin et encore vin, café) mais heureux comme des... poissons dans l'eau. J'ai hâte d'y retourner. Avec vous.

1 place Falguière, Paris XV, M° Pasteur, 01 47 34 12 24.
par Kaplan publié dans : Le resto
ajouter un commentaire commentaires (10)   

Lundi 16 juillet 2007

- Hey, salut Kaplan, kess tu deviens ?

- Hey, salut la Plage ! Ben ça va, ça va, dis donc t'as pas changé !

- Ouais je sais, mais je m'entretiens, c'est pour ça. Et puis le soleil, ça conserve.

- Ah ben c'est sûr, le soleil, c'est bien, j'aime bien moi aussi, de temps en temps.

- Ben oui dis donc, ça te ferait du bien de venir me voir, t'es bien pâle, on dirait le cul d'un mort.

- Oui, je sais, pas terrible hein ? C'est parce qu'en fait l'été, c'était en avril et maintenant on est en étomne. Un croisement entre l'été et l'automne, tu vois. Un nouveau concept.

- Dingue. Pourtant j'ai entendu dire qu'il a fait beau ce week-end, à Paris.

- Ah oui, il a fait beau, et chaud, mais moi je suis resté comme un couillon devant mon ordinateur pendant 48 heures. Des articles à écrire, plein de boulot. C'est bon pour l'expérience, tu vois, et puis en plus ça me fait des sous, comme ça je vais venir te voir, au mois d'août. Enfin, une de tes cousines.

- C'est vrai, il paraît que tu vas en Sicile ? Mais y a que des vieilles pierres et des Ritals, là-bas, pas de belles plages chaudes et douces comme moi.

- Ben si quand même un peu, non ?

- Non.

- Ah.

- Mais siiii, y a deux ou trois spots sympas, tu pourras barboter. Mais je te garantis pas le beau temps, hein, n'oublie pas qui tu es, Kaplouille la grenouille !

- Je vois pas de quoi tu parles.

- Mais ouais, c'est ça... Genre le mec qui va dans le désert algérien et qui fait venir la pluie. Remarque t'as du bol de pas être allé dans une réserve indienne, ils t'auraient pris pour un chaman.

- Touché. Mais c'est une idée de reconversion, ça, chaman ! Parce que franchement, y a des jours, j'ai envie de grand air, marre de Paris et de la pollution, du bruit et des crottes de chien. J'ai envie de vert, de bleu, de vent et de cigales.

- Tu sais pas ce que tu veux, toi, hein ? Un vrai emmerdeur.

- C'est vrai, mais je me soigne.

- C'est pas du luxe, tu m'as l'air bien en vrac. Faut te satisfaire un peu de ce que t'as, mon grand ! Et arrêter de te prendre la tête en permanence, sinon tu vas griller un fusible, amigo. De toute façon, te reconvertir, pour faire quoi ? Tu sais faire quoi ?

- Ben chais pas, des trucs !

- Tu sais bricoler ?

- Non.

- Tu sais jardiner ?

- Euh... non, enfin un peu, chez mes parents, quoi.

- Ouais, super, le mec de la campagne. Finalement tout ce que t'as appris là-bas, c'est à te mettre la tête à l'envers à coup de gnôle.

- Ah ça, je sais faire. Vingt ans d'expérience. Y a des métiers pour ça ?

- Gendarme. Ou écrivain, mais faudrait te bouger le cul.

- Je sais, je sais. Mais que veux-tu, je suis indolent. Et irrésolu. Et démobilisé. Voilà, c'est ça le problème. Je suis démobilisé. J'ai besoin de me remobiliser. En fait, je me mobiliserais bien sur toi, là. Sur ton sable blanc et dans ta mer tiède.

- T'inquiète, ça viendra. Je t'attends.

- OK, bon ben, c'est pas tout ça, faut que j'y retourne. Ecrire des trucs, travailler plus pour gagner plus, tu vois le genre.

- Aha, j'aime bien quand tu blagues. Tu as toujours aimé blaguer, hein, toi ?

- C'est ça ou se pendre.

- Ahahaha, quel blagueur... Sacré Kaplan, allez, à plus, passe le bonjour à tes amis !

- Ppffff je les vois même plus mes amis, plus le temps !

- Eh bien comme ça tu bois moins. Comment ça, non ?!?
par Kaplan publié dans : Ce que j'en dis...
ajouter un commentaire commentaires (4)   

Vendredi 13 juillet 2007

Si vous êtes, comme moi, un amateur de tout ce qui touche aux plaisirs de la table, à la maison comme à l'extérieur (ah si seulement mon compte en banque... ah si seulement mon indice de masse corporelle...), vous serez sans doute intéressés par la naissance de Radio Casseroles, la chaîne gastronomique du net. Textes, vidéos, podcasts, restos, vins, fruits et légumes, produits en tous genres, conseils et infos, ce site est un must pour tous ceux qui ont envie de découvrir, toujours et encore, de nouvelles façons de mettre des bonnes choses dans leurs vies. Créé par Stéphane Riss, auquel on doit déjà Cuisiner en Ligne, Radio Casseroles mérite mieux que son habillage très "bloguesque". A nous de lui donner du succès pour qu'il mette un peu d'allure autour de ses recettes. Radio Casseroles, c'est par ici.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Petite semaine sur le blog de Kaplan mais ça ira mieux demain. Ou dans deux mois. Quand je ne serai plus en apnée, quoi. En attendant, quitte à me répéter, il faut s'efforcer par tous les moyens de profiter de cette vie express. Il faut aimer, il faut donner, il faut rire, il faut jouir, il faut sortir, il faut lire. C'est tout ce que nous avons. Ciao.
par Kaplan publié dans : Ce que j'en dis...
ajouter un commentaire commentaires (0)   

Jeudi 12 juillet 2007
Ils ne sont plus à une contradiction près, nos amis socialistes. C'est alors que le déluge est à son comble qu'ils décident de quitter l'arche. Happés par l'ouverture, séduits par le FMI, attirés par la réforme des institutions. Kouchner, Védrine, DSK, Lang, ils enjambent le bastingage et se laissent finalement gagner par le torrent sarkozyste, qui pour l'instant emporte tout sur son passage. On a le droit d'être déstabilisé, mais pas d'être surpris. Car finalement, au-delà des manoeuvres de séduction du Président, dont les motivations peuvent être abondamment discutées, la cohabitation dans l'arche rose était devenue trop difficile, entre les éléphants, les jeunes lions, les gazelles et les macaques. Alors ils partent, les uns après les autres, de gré ou de force. Entamant une danse avec le nouveau pouvoir auquel ils s'opposaient encore il y a quelques mois.

On peut voir dans l'ouverture de Nicolas Sarkozy une démarche de bon sens. Après tout, s'il y a des talents à gauche, pourquoi ne pas les employer ? Kouchner au Quai d'Orsay, Strauss-Kahn au FMI, ça tient la route. On peut aussi y voir une stratégie politique vieille comme le monde. Diviser pour régner, faire le vide, mettre tout le monde dans le même panier pour qu'in fine, une seule tête dépasse - la sienne. Je crois qu'il y a des deux : une volonté de rassembler des talents d'où qu'ils viennent, mais aussi une pulsion de Machiavel. On verra bien ce que cela donnera. Tout comme sa politique, déjà lancée à Mach 2. Immigration, université, justice, paquet fiscal, heures supplémentaires, union méditerranéenne, traité européen, banque centrale, ça part tous azimuts. Laissons décanter.

En tout cas, à droite, l'ouverture, ça agace déjà. Quant à la gauche socialiste, exsangue, elle ne sait plus où elle habite. Exit les éléphants, mais qui pour les remplacer ? Finies les querelles de clocher, mais qui pour penser l'avenir ? La foire d'empoigne ne fait que commencer. D'autant qu'à la barre du navire, François Hollande reste solidement cramponné, et il n'est pas le dernier pour foutre le bordel. Mais autour de lui, rôdent les lions, et les hyènes, et même les perroquets, qui caquettent sans s'arrêter.
par Kaplan publié dans : L'info
ajouter un commentaire commentaires (0)   

Jeudi 5 juillet 2007
Je vous préviens tout de suite, ce n'est pas de très bon goût, et c'est franchement couillon, mais je pleure de rire depuis ce matin en l'écoutant. Il s'agit d'une dépêche AFP lue par un journaliste de RTL et concernant un "fait divers" survenu aux Etats-Unis, à Salt Lake City. Un truc inimaginable, tellement gigantesque que ça prouve quasiment l'existence de Dieu.

Faites vite un clic droit sur ce lien, pour la version mp3.
Sinon vous pouvez l'écouter et lire la retranscription de la dépêche ici.

Vive la vie !
par Kaplan publié dans : Ce que j'en dis...
ajouter un commentaire commentaires (0)   
referencement internet sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus