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Mercredi 21 mai 2008

C'est encore un peu engourdi par cinq jours mouvementés sur la Croisette que je me suis replongé dans le travail. Le devoir n'attend pas ! Dur, dur, de retrouver le rythme quotidien quand on a goûté à la vie de star, mais que voulez-vous, il faut bien savoir revenir sur terre. Quoiqu'il y a parfois, au quotidien, de petites et grandes nouvelles qui vous font aussi décoller très haut... Mais j'y reviendrai. Quoiqu'il en soit, cette première expérience cannoise, pour moi qui "gravite" autour du monde du cinéma depuis quelques années, était une incroyable partie de plaisir. D'autant que pour l'occasion, j'ai vraiment été gâté, avec accréditation aux petits oignons et invitations pour les meilleures projections. Alors voici, en mode court-métrage, cinq bonnes raisons d'aller au Festival de Cannes...

1) On peut vraiment se la péter. Quant on enfile un smoking (obligatoire !) et qu'on arpente pour la première fois le tapis rouge du Palais des Festivals, il n'y a pas à dire, ça fait de l'effet. Les projecteurs, les marches, les photographes survoltés, les filles en robe du soir belles à tomber (bon, certaines seulement, ok), les vigiles par dizaines, les spectateurs qui se pressent derrière les barrières... Bon, même si tout ce beau monde n'est pas là pour vous, même si vous n'êtes qu'un pauvre quidam dans la grande parade du show-business, ça fait plaisir d'en être et de savourer le frisson de la légende, juste pour quelques instants.

2) On peut côtoyer des gens hors du commun.
Le Festival de Cannes est, avec les Jeux Olympiques et la Coupe du Monde de football, l'un des événements les plus médiatisés au monde. Chaque année, ce sont près de 35 000 personnes qui sont accréditées. Autant dire que ça afflue du monde entier pour faire tourner cette ruche hallucinante. Dans le lot, il y a vraiment de belles rencontres à faire, personnalités VIP, professionnels du cinéma, journalistes ou opportunistes de passage. Chacun goûte le privilège de faire partie de cette parenthèse enchantée, comme hors du temps. Et bien sûr, inaccessibles ou presque, il y a les stars, que l'on ne verra jamais d'aussi près. Pour ma part, Harrison Ford, Steven Spielberg, Cate Blanchett, Woody Allen, Penelope Cruz, Nanni Moretti, Walter Salles, Chiara Mastroianni, Elsa Zylberstein, Mathieu Kassovitz, Lambert Wilson et j'en passe... Il faut bien penser à balayer les paillettes du costume en rentrant.

3) On peut faire une overdose de films. Ah oui, le Festival de Cannes, c'est d'abord du cinéma, n'est-ce pas ? Pour la peine, j'en ai vraiment profité, avec pas moins de neuf films en moins de cinq jours. Tous en sélection officielle, en compétition ou hors compétition. Dans l'ordre : Leonera, poignante chronique argentine sur une jeune mère incarcérée ; Valse avec Bachir, étonnant documentaire d'animation israélien (ça m'étonnerait qu'il reparte les mains vides) ; Trois Singes, drame de l'adultère en Turquie, à la réalisation léchée ; Un Conte de Noël, dissection irrévérencieuse et outrancière du film familial par Arnaud Desplechin, avec une distribution de haute volée ; 24 City, assomante radiographie de la société chinoise en pleine mutation ; Vicky Cristina Barcelona, comédie sensuelle et solaire, très (trop ?) légère, signée Woody Allen, avec un trio hyper sexy, Javier Bardem, Penelope Cruz et Scarlett Johansson ; Linha de Passe, immersion douce et amère dans une famille défavorisée de Sao Paulo, par Walter Salles ; Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal, ou quand la nostalgie se fracasse sur un scénario raté (un peu de magie, beaucoup de soupirs) ; Le Silence de Lorna, esquisse sociale, sans illusion - mais pas glauque - des frères Dardenne. Et aussi, chopées au vol, vingt minutes de présentation du Mesrine de Jean-François Richet, avec Vincent Cassel dans le rôle titre - ça s'annonce costaud. Plus de détails sur tous ces films ultérieurement.

4) On peut faire la fête. Autant le dire tout de suite, mon plus grand regret sur ce séjour sera de ne pas avoir pu aller à la soirée Jean-Claude Van Damme organisée au Palm Beach pour son film JCVD. Pourtant, on avait des invits ! Mais ça s'est mal goupillé... Idem pour la soirée Mesrine au Jimmi'z, qui refoulait les gens par dizaines à deux heures du matin... En revanche, la soirée Europacorp sur la plage face au Grand Hôtel était très chaude. Et pour finir en beauté, la soirée de dimanche à la villa UGC, sur les hauteurs cannoises, était un grand moment. Tellement select que j'avais presque envie de m'excuser d'y être ! A côté de ça, les pots de fin de soirée au sixième étage du Majestic étaient fort agréables. C'est ça aussi Cannes : l'opportunité de picoler dans des lieux exceptionnels. Et il ne faut pas négliger ça.

5) On peut se regonfler le moral en un clin d'oeil. Parce que ça fait du bien de vivre des choses qui vous extirpent du ronron quotidien et du tout venant. Parce que ça fait du bien de se rappeler pourquoi on aime tant le cinéma, pourquoi on a un jour voulu vivre de, ou autour de cette passion. Parce que ça fait du bien d'arpenter la plage, de voir la mer, les palmiers, le soleil (bon, il y a eu de la pluie aussi, pas mal même). Parce que ça fait du bien aussi, de s'en prendre plein les mirettes, pour finalement mieux apprécier, une fois revenu "à la normale", les choses simples de la vie. Alors oui, c'est bien, Cannes. Je suis crevé, mais ravi. A l'année prochaine ?


par Kaplan publié dans : La sortie
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Mercredi 14 mai 2008

Allez, hop, tapis rouge. Demain matin, dans l'avion direction la Côte d'Azur, la Croisette, le cinéma. Pour le Festival et moi, c'est une première fois. J'ai un peu le trac, mais je suis surtout surexcité. J'ai le smoking, l'aspirine, les lunettes de soleil. Tout est paré...
par Kaplan publié dans : La sortie
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Mardi 29 avril 2008
Thomas Ngijol slalome entre les tables, un verre à la main, et monte sur la scène d'un pas sautillant. Il déplace un tabouret, s'excuse rapidement pour son retard, et entre directement dans le vif du sujet en vannant les deux agents de police qui trônent au fond de la salle, tout près du bar. Nous sommes au Comedy Club, samedi dernier. Ancien cinéma reconverti en cabaret par Jamel Debbouze, cette salle à la déco soignée déploie une ambiance plus new-yorkaise que parisienne, avec ses quelques dizaines de tables collées à la scène, où le public peut boire et manger tout en assistant au spectacle.

Ce théâtre, Jamel Debbouze a voulu en faire le tremplin pour une nouvelle génération de comédiens, mais aussi pour un style d'humour qui puise ses origines de l'autre côté de l'Atlantique, le stand up. Pas de sketch bien rodé, pas de mécanique huilée, mais un artiste, seul sur scène, qui commente sa vie, l'actualité, la société, en quasi impro, en dialoguant avec le public, en rebondissant sur chaque réplique. Un exercice délicat, qui demande aisance, bagout et sens constant de la répartie, auquel les Français se sont convertis assez récemment, mais dont les Américains sont familiers depuis longtemps grâce à des figures comme Lenny Bruce, Richard Pryor ou Eddie Murphy.

C'est justement à ce dernier que j'ai pensé en voyant Thomas Ngijol sur scène. Ceux qui ne connaissent d'Eddie Murphy que ses films lourdingues de ces dernières années devraient jeter un oeil sur ses performances sur scène, au début des années 80, quand l'acteur fraîchement débarqué du Saturday Night Live remplissait des salles entières et tapait tous azimuts, sur les blacks, les blancs, les gays, la famille, Elvis ou James Brown, sans se soucier du politiquement correct et sans peur de choquer l'Amérique. Il y a un peu de ça chez Thomas Ngijol : une volonté de briser les habitudes du comique "de génération" (ou que l'on pourrait qualifier "de banlieue") pour se jouer des codes, des clichés communautaires et afin que chacun en prenne pour son grade. Bien sûr, il sait exploiter ses origines camerounaises ou son enfance à Maisons-Alfort pour pointer du doigt une certaine condition des noirs en France, mais il manie aussi l'art du contrepied et de l'inattendu, en enrobant le corrosif d'une bonne dose de charme. Alors, tout n'est pas parfait, certaines vannes tombent à plat, d'autres sont des redites de ses interventions télévisées, mais on devine chez ce jeune artiste une énergie, une intelligence et une liberté de ton qui pourraient bien faire des ravages dans quelques années, quand il sera arrivé "à maturité". En attendant, si vous en avez l'occasion, allez le voir au Comedy Club. A la fin du show, il passe dans la salle, boit un verre et discute avec le public, en toute simplicité. Un vrai bon moment. Pour vous en donner un aperçu, voici une vidéo extraite du Jamel Comedy Club.


par Kaplan publié dans : La sortie
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Vendredi 11 avril 2008

C'est fascinant de voir un homme mettre une salle de 4000 places en feu, d'entendre un public pleurer et hurler de rire grâce au seul talent d'un saltimbanque surdoué. Même s'il est conquis d'avance, rien ne permet de dire si ce public venu en masse va succomber une fois de plus, lui qui a payé pour rire, payé pour ressentir cette émotion insaisissable qui ne s'achète pas. Et ça marche, une fois de plus. Le comique arrive sur scène, la foule est en liesse, et dès les premières minutes, les rires fusent, la sauce prend.
C'est fascinant, le pouvoir de faire rire. Gad Elmaleh est un orfèvre en la matière, et il mérite amplement l'incroyable popularité dont il jouit depuis quelques années. Acteur, chanteur, danseur, musicien, imitateur à ses heures, il se nourrit de l'air du temps, capte les comportements, détourne les modes, croque les stéréotypes. Il kidnappe le stand up pour l'attirer vers le music hall, il alterne l'absurde et le corrosif, la régression et l'émotion. Il fait le grand écart entre le comique urbain ancré dans l'époque, jouant à fond de ses racines juives marocaines, et les différentes formes du spectacle vivant : ici du mime, là un pas de danse, ici encore une chanson populaire. C'est de l'humour fédérateur, qui touche tout le monde, et pourtant incroyablement personnel. Car derrière chaque saillie se devine la sensibilité à fleur de peau de cet artiste complet.

Avec son nouveau spectacle, Papa est en haut, Gad Elmaleh se livre comme jamais, abordant la délicate question de la paternité : son rapport avec son fils, mais aussi son rapport avec son propre père. L'éducation, la transmission, la tendresse, mais aussi la difficulté d'assumer ses responsabilités paternelles, tout y passe. Sans oublier les affres de la séparation amoureuse - on est devant un show à forte valeur autobiographique ajoutée. Cette thématique forme le pilier du spectacle, et si elle est très bien vue comme toujours, elle perd souvent en humour ce qu'elle gagne en gravité. Il y a donc un petit ventre mou au coeur des deux heures de stand up. Mais il y a surtout de vrais moments de folie pure, notamment dans tout ce qui relève de l'observation de notre époque : le Velib, les textos, les GPS (français et marocains), Facebook, les valises à l'aéroport, les coiffeurs, la gestuelle des Français, les déclarations d'amour, les hommes à gourmette, etc. Le tout ponctué d'intermèdes musicaux, au piano, à la guitare, ou au rythme de la tecktonik. C'est incroyable de précision, d'énergie, on se reconnaît, on s'identifie, on rit autant de soi que des autres, et surtout, on rit ensemble. C'est l'exploit d'un grand comique et d'un grand artiste. Quel talent. Quel plaisir...

Papa est en haut
par Kaplan publié dans : La sortie
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Mercredi 12 mars 2008
Man_01.jpeg
Le week-end dernier donc, c'était la seconde édition de notre tour européen des capitales du foot. Un week-end résolument placé sous le signe de la débauche et du lavage de cerveau, mais autant l'avouer, ça remet les pendules à l'heure. Les miennes en tout cas. Quatre jours à Manchester en compagnie d'énergumènes peu fréquentables, à l'issue desquels je peux vous donner, en toute objectivité, CINQ bonnes raisons d'aller visiter cette ville du Lancashire. Les voici.

1) L'expérience sportive. Pour tout amateur de football, ou du moins d'ambiances viriles mais correctes, un passage par Old Trafford est exigé. Stade grandiose pouvant accueillir plus de 70 000 spectateurs, il était ce week-end le théâtre d'un match de Coupe d'Angleterre entre "Man U" et Portsmouth. Chose étonnante, ce sont les quelques milliers de supporters de Portsmouth qui ont fait le show, surtout lorsque leur équipe a marqué le but décisif sur penalty. Il faut entendre au moins une fois un stade anglais gronder de milliers de voix en délire. Ce passage par le stade nous a permis de côtoyer les spectateurs anglais de près (ça vaut son pesant d'or), d'observer quelques joueurs de grande classe (Rooney, Ronaldo, Evra, Tevez, et j'en passe), et d'admirer aussi toute la place historique que le club occupe dans la culture locale, du drame des Busby Boys en 1958 aux fulgurances de George Best, de Cantona (qui a encore des souvenirs à sa gloire alors qu'il est parti il y a plus de dix ans) à Beckham, du triplé mythique de 1999 à la légende encore en marche de l'entraîneur Alex Ferguson. Un temple du ballon rond, un vrai.

2) L'expérience anthropologique. Ah, les Anglais. Si loins, si proches. Il faut les voir, brandir des doigts d'honneur en famille aux supporters de l'équipe adverse. Il faut les entendre, chanter non stop pendant 90 minutes des chants à la gloire de leurs anciens. Il faut les admirer, ivres morts, dans les rues de la ville, le samedi soir. Et les Anglaises. Il faut les voir, perchées sur leurs talons hauts, moulées dans leurs jupes trop courtes, prendre des poses extravagantes sans aucune forme de retenue. Vulgaire ? Sans doute. Mais il y a de la liberté aussi, chez ces clones de Victoria Beckham qui s'affranchissent de toutes les règles du bon goût pour brûler la chandelle par les deux bouts. 

3) L'expérience culinaire. Traverser la Manche, c'est plonger dans le grand inconnu de la gastronomie. Car en Angleterre, on ne recule devant rien lorsqu'il s'agit de tenter des innovations aux frontières du réel. Beaux joueurs et courageux, nous nous sommes pliés aux règles locales, allant même jusqu'à tester les fameux pies (tourtes), pièces montées improbables farcies à on ne sait trop quoi, débordant de sauce et de saveurs sacrilèges. Tout simplement incroyable. A Manchester, un simple breakfast reste la valeur la plus sûre, et un hamburger se fait plus rassurant qu'un risotto aux courges. Je ne hais rien tant que les clichés, mais celui-ci a de beaux jours devant lui : l'Angleterre n'est décidément pas le pays où l'on mange.

4) L'expérience climatique. Manchester a la réputation d'être l'une des villes les plus pluvieuses de Grande-Bretagne, et cette réputation n'est pas usurpée. Même si ce court séjour nous a gratifiés d'agréables éclaircies (rien de tel qu'un ciel lavé de pluie et percé de quelques rayons de soleil pour réveiller le poète qui sommeille en vous, sous les litres de bière), la météo a été très old school : vent et pluie à tous les étages, y compris pendant le match. Quoi de mieux pour vous intégrer direct et pour vous précipiter dans le pub le plus proche ? A Manchester, les parapluies sont blindés et les capuches sont vos meilleures alliées. Mais c'est ce qui fait le charme du lieu, isn't it ?

5) L'expérience culturelle. Vous l'aurez compris, la vocation du week-end n'était pas de visiter des musées. Mais il faut bien admettre que la ville ne regorge pas de trésors inestimables. Mis à part le Imperial War Museum ou la John Rylands Library (que nous n'avons pas visités, à mon grand regret), les sites les plus remarquables semblent être la Cathédrale (gothique) et l'Hôtel de Ville (gothique victorien). Du point de vue de l'urbanisme, on ne peut pas dire que Manchester regorge de splendeurs architecturales, et si au détour d'une rue on peut trouver un immeuble de charme (la beauté se trouve où qui sait la chercher...), la banlieue témoigne tristement du passé industriel de la région. C'est finalement dans un vieux pub comme le Old Wellington, qui date de 1552, que l'on a le plus de chances de s'imprégner de la culture locale. Avec ses colombages et ses plafonds bas, avec ses boiseries et ses fauteuils au cuir usé, il dégage un charme suranné qui en a instantanément fait notre Q.G. pendant quatre jours. Quelques amis, une bière ambrée, dans un lieu cosy chargé d'histoire... C'est aussi un enrichissement, non ?

Man_02.jpeg
par Kaplan publié dans : La sortie
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Jeudi 6 mars 2008
Man-U.pngEt voilà, pour moi c'est déjà la fin de semaine. Demain matin, décollage vers Manchester pour le traditionnel week-end "Football & Drink Europe". Après Barcelone la festive et son mythique Camp Nou l'année dernière, nous prenons d'assaut Manchester la pluvieuse et Old Trafford, son stade de légende, The Theater of Dreams. Quatre jours entre hommes (sept hommes !), placés sous le signe de l'alcool et du football, durant lequels nous n'allons sans doute pas beaucoup dormir, beaucoup festoyer, et je l'espère, vibrer dans l'ambiance incomparable d'un match de Coupe d'Angleterre (si les billets nous attendent bien à l'arrivée, car on n'est hélas jamais à l'abri d'une mauvaise surprise).

Eh oui, c'est aussi ça la vie ! Des copains, de la bière, du foot... En tout cas, c'est aussi ça, ma vie. Je pars le coeur et la tête pleins des souvenirs de mon anniversaire, et riche du privilège sans pareil d'être entouré de ceux qu'on aime.

See you next week.
par Kaplan publié dans : La sortie
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Mardi 4 mars 2008
Beethoven.jpg
Toujours bien peu de temps à consacrer à ce blog ces derniers jours (en ce moment les articles s'enchaînent, voire s'empilent, à un rythme effréné), mais comme il y a toujours quelque chose à partager, voici un petit tuyau chipé sur Rue89, à destination des mélomanes, mais pas que. Durant tout le mois de mars, l'Auditorium du Louvre organise un hommage à Ludwig van Beethoven notamment à travers trente séances de musique filmée. On peut y découvrir des documents d'exception, comme Furtwängler dirigeant la Neuvième devant des dignitaires nazis ou "Lenny" Bernstein dirigeant cette même symphonie lors de la chute du Mur de Berlin (le grand écart est saisissant), d'autres grands chefs comme Solti, Karajan, Munch, Abbado, mais aussi des "interprétations" des oeuvres du compositeur par Maurice Béjart ou Pierre Henry. Tout cela s'annonce passionnant, et j'espère bien trouver un moment d'ici le mois d'avril pour aller y jeter un oeil. Et vous ?

Plus d'infos sur www.louvre.fr
par Kaplan publié dans : La sortie
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